En ville, on trouve généralement du bois aux alentours de 60 € le stère, et souvent moins cher. Sachant qu’un stère de bois sec de bonne qualité a un pouvoir calorifique de 2000 kWh, ça nous met le prix du kWh à 3 centimes.
La double combustion est l’action de rebrûler les fumées issues de la combustion classique (primaire du bois).
On entend parfois parler de triple combustion. Il s’agit d’une appellation purement marketing sans aucun fondement physique. La meilleure façon de vérifier la qualité de la double combustion est de regarder le taux de CO résiduel dans les fumées : il est inférieur à 0,15% sur les poêles performants.
Si rien ne s’y oppose a priori, c’est cependant fortement déconseillé, car, contrairement à ce que l’on peut penser, l’installation d’un poêle à bois, à granulés, ou d’une cheminée est très technique.
Le label Flamme Verte garantit un certain niveau de rendement, et donc l’éligibilité du poêle au crédit d’impôt. Mais des produits peuvent être éligibles au crédit d’impôt sans être Flamme Verte (en effet, l’obtention de ce label est payante).
Deux éléments se complètent pour garder la vitre propre : la double combustion qui brûle la suie, et le balayage de la vitre par un rideau d’air. Ces deux éléments permettent garder la vitre propre sur de grandes périodes, particulièrement si le feu reste souvent vif.
Durant sa croissance un arbre transforme le gaz carbonique en bois, grâce à l’énergie du soleil (photosynthèse). Durant sa combustion, c’est la réaction inverse qui se produit, et on récupère l’énergie du soleil. Ainsi, un poêle ne produit pas de gaz carbonique, mais l’utilise pour stocker l’énergie solaire.
D’autre part, le fait d’utiliser un poêle ou un insert performant permet de rejeter des fumées "propres", qui satisfont à toutes les normes en vigueur.
Un poêle est conçu pour être placé dans une pièce, et raccordé au conduit par un tuyau. Il chauffe essentiellement par rayonnement. Un insert est prévu pour être encastré dans une cheminée.
Le plus simple est de demander à un professionnel qui pourra vous orienter en fonction de critères multiples. Un ordre de grandeur à retenir : 1kW pour 10 mètres carrés. En règle générale, il vaut mieux choisir un petit poêle et le faire fonctionner à plein régime, que de prendre un poêle puissant et de le mettre toujours au ralenti (ce qui entraîne une sur-consommation de bois, des rejets polluants, un encrassement de la vitre et du conduit).
Dans un poêle, l’apport d’air nécessaire à la combustion est régulé. Ainsi, le feu n’est pas refroidi par l’air, et on évite de faire entrer dans la pièce des quantités d’air frais trop importantes. D’autre part, pour brûler entièrement le bois, il faut atteindre des températures élevées (de l’ordre de 700°). Les poêles de bonne qualité sont capables d’atteindre ces températures. Ainsi, le bois est entièrement brûlé, et on récupère plus d’énergie. L’ordre de grandeur à retenir est qu’un poêle traditionnel consomme environ 4 fois moins de bois qu’un feu ouvert (pour le même rendu), et un poêle à double combustion 8 fois moins de bois qu’un feu ouvert.
Le rendement est la quantité de chaleur rendue dans la pièce par rapport à la quantité totale que pourrait fournir le bois. Plus le rendement est élevé, plus la consommation de bois sera faible. Pour être éligible au crédit d’impôt, le rendement doit être supérieur à 70%.
Il est tout à fait possible de construire un conduit dans une maison s’il n’y en a pas. Il est également possible de mettre un tuyau prévu pour cet usage à l’extérieur de la maison.
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